Pour renouer avec notre base sociale
Pour renouer avec tous ceux qui sont touchés par le chômage endémique, l’érosion du pouvoir d’achat, la précarité grandissante de l’emploi, la crise tragique du logement... Pour renouer avec ce peuple de gauche qui a exprimé en 2004 et le 29 mai 2005 son rejet de la politique libérale de démantèlement de notre modèle social.
Pour lui proposer un nouveau projet socialiste
Un projet qui retrouve les outils de l’action publique sans craindre la confrontation avec l’idéologie libérale, qui offre à nos concitoyens une véritable alternative, à la fois réaliste et ambitieuse :
· pour un nouvel ordre démocratique et économique face à la mondialisation libérale,
· pour sortir de la « crise » européenne en dotant l’Union de nouveaux outils, avec pour horizon la construction d’une République européenne,
· pour une politique de transformation sociale et de rénovation démocratique en France, car on ne pourra pas changer de politique sans changer la politique. Les chemins du plein emploi, de la justice salariale, des services publics et de la protection sociale sont indissociables des combats pour une 6e République et pour l’émancipation des individus.
Pour un congrès du Mans utile,
· qui tire le bilan de la direction sortante, aujourd’hui inaudible dans son opposition au gouvernement, incapable de faire entendre des protestations contre la mise en concurrence de la Poste ou le Contrat Nouvelle Embauche, ni de construire des propositions alternatives sur les retraites ou l’éducation,
· qui refuse les faux-débats (nous sommes tous réformistes !),
· qui renouvelle vraiment le PS pour en faire un parti de masse, populaire, féminisé, rajeuni et démocratisé ; un parti ouvert sur la société et où le cumul des mandats soit enfin limité,
· qui rassemble enfin les socialistes autour d’une orientation clarifiée et d’un projet volontariste capable de servir de base au rassemblement de la gauche.
La direction sortante ressort des cartons ses appels au rassemblement pour masquer la réalité : elle est divisée sur d’importantes questions de fond. Elle n’a pas su rassembler le parti et elle a mis en danger les perspectives d’unité de la gauche. Quelle foi accorder alors à sa motion, déjà critiquée par ses signataires ? La démarche du NPS s’inscrit donc dans la recherche d’une nouvelle majorité du PS, ancrée à gauche, alternative à la direction sortante, allant au-delà des seuls partisans du non.



